Accouchement et périnée : comprendre l’épisiotomie

Accouchement et périnée : comprendre l’épisiotomie

Accouchement et périnée : comprendre l’épisiotomie

L’accouchement compte parmi les évènements les plus mémorables dans la vie d’une femme. Son bon déroulement nécessite parfois des interventions chirurgicales et/ou médicales, dont l’épisiotomie. Malheureusement, cette dernière peut provoquer plusieurs agréments comme des douleurs pelviennes, un prolapsus ou encore des fuites urinaires. Vous êtes enceinte ou envisagez de concevoir un bébé ? Découvrez sans plus attendre les explications des gynécologues concernant l’épisiotomie. En quelques minutes, vous saurez tout de cette pratique, des avantages aux inconvénients, en passant par les soins ultérieurs préconisés.

L’épisiotomie, c’est quoi ?

Redoutée par les futures mamans, l’épisiotomie est une intervention chirurgicale éventuellement réalisée pendant l’accouchement. Le gynécologue ou la sage-femme coupe le périnée, c’est-à-dire la zone située entre l’anus et le vagin. Le but est d’augmenter l’ouverture du vagin pour que le bébé sorte plus facilement tout en évitant les déchirures spontanées.

En France, dans les années 70-80 notamment, l’épisiotomie était systématique lors du premier accouchement. Aujourd’hui, elle n’est pratiquée que dans 10 à 20 % des cas.

Quand recourir à une épisiotomie ?

Il est important de retenir que les sages-femmes et les obstétriciens ne procèdent à une épisiotomie que si cet acte chirurgical est la seule solution permettant de prévenir une déchirure périnéale plus grave. Voici quelques-unes des raisons médicales pouvant justifier une telle intervention :

  • Souffrance fœtale due à l’enroulement du cordon ombilical autour du cou du bébé ;
  • Expulsion difficile en raison d’une dystocie des épaules (les os du bassin de la maman empêchent les épaules du bébé de sortir) ;
  • Accouchement assisté (usage de forceps ou de ventouses pour accélérer l’expulsion) ;
  • Mère sous péridurale et qui a du mal à pousser ;
  • Gros bébés pesant plus de 4 kilos.

Pour celles qui désirent éviter à tout prix de subir des déchirures spontanées ainsi qu’une épisiotomie, il existe des gestes simples tels que :

  • Adopter la position allongée sur le côté au moment de l’accouchement ;
  • Masser délicatement le périnée pendant l’accouchement et dans les semaines qui précèdent ;
  • Attendre que le bébé soit suffisamment descendu avant de pousser ;
  • Appliquer une compresse d’eau chaude sur le périnée pour l’aider à se détendre ;
  • Etc.

Les avantages et inconvénients de cette pratique

Ci-après les potentiels avantages d’une épisiotomie :

  • Moins de risque de subir de graves déchirures au niveau du périnée ;
  • Raccourcissement du temps d’expulsion en cas de souffrance fœtale ;
  • Accouchement facilité lorsque la future maman est trop fatiguée ou qu’elle a bénéficié d’une anesthésie péridurale.

Loin d’être un acte chirurgical anodin, l’épisiotomie est susceptible d’entraîner une hémorragie ou une infection. À ces effets secondaires s’ajoutent les incontinences urinaires. Concernant la douleur post-partum, elle est inévitable. N’oubliez pas que votre sage-femme ou votre gynécologue réalise une incision sur la peau, mais aussi sur le muscle ainsi que sur la muqueuse du vagin avant de les recoudre. En outre, la cicatrisation peut prendre plusieurs jours à quelques semaines. La durée varie considérablement d’une femme à l’autre.

Zoom sur le déroulement de l’intervention

Avant l’épisiotomie

Si vous ne souhaitez pas subir une épisiotomie, parlez-en avec votre gynécologue ou votre sage-femme. Il/elle vous exposera les risques et les avantages y afférents. Le jour J, l’on vous informera et l’on vous demandera votre accord si jamais la procédure est nécessaire pour assurer votre sécurité ou celle de votre bébé.

Pendant l’intervention

Lors d’un accouchement sans péridurale, le médecin effectue une anesthésie locale pour engourdir le périnée. Ainsi, la patiente ne sent ni l’incision ni les points de suture. La coupure mesure 2,5 à 5 cm de longueur. Elle peut être médiane (à la verticale, plus risquée) ou médiolatérale (en diagonale, la plus recommandée).

Et après ?

Le médecin suture l’incision. Si besoin, il vous prescrira un laxatif ou un analgésique pour minimiser la douleur et les sensations d’inconfort causées par l’épisiotomie. Par ailleurs, une hygiène intime impeccable est de mise pour accélérer la guérison tout en prévenant les infections.

Les astuces pour soulager la douleur post-épisiotomie

Avec les points de suture plus ou moins serrés, la région périnéale est particulièrement endolorie lors des prochaines 24 heures. En général, les jeunes mères perçoivent des sensations de brûlures en cas de position inappropriée ou lors du passage aux toilettes. Heureusement, diverses astuces permettent d’atténuer la douleur et les démangeaisons, à savoir :

  • Faire couler de l’eau froide ou tiède sur la plaie après chaque passage aux WC ;
  • S’asseoir sur une bouée de plage ou un coussin ;
  • Privilégier les pièces de lingerie confortables et les pantalons amples qui ne compriment pas les points de suture ;
  • Laisser la lésion cicatriser complètement avant de reprendre l’activité sexuelle.

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